Audi vs. BMW : la pub (s’)amuse, les fans aussi

Utiliser son concurrent principal dans une pub n’est pas nouveau. Le truc là-dedans, c’est en général de démontrer que l’on est mieux que le concurrent (en France, c’est E.Leclerc qui est le plus coutumier du fait) et si possible de le tourner en ridicule. D’autres pays pratiquent cet art depuis plus longtemps que nous. Le cas Pepsi vs. Coca-Cola aux USA est probablement un des meilleurs exemples, et le résultat est souvent beaucoup plus intéressant et drôle que les spots qui tentent de montrer qui est le moins cher des hypers…

Ce qui m’amène à partager avec vous une « joute publicitaire » entre Audi et BMW qui se déroule à Santa Monica (QG de l’agence Juggernaut Advertising qui officie pour BMW).

Tout a commencé avec Audi, qui sur son affiche présentant la nouvelle A4, prend les passants à partie avec pour accroche : « A toi de jouer BMW ! »… La marque réplique en affichant sa nouvelle M3, et en signant « Echec et mat ». belle opération de communication, que se soit pour l’une ou l’autre marque. Mais ça ne s’arrête pas là ! A la demande de la marque (!) les fans d’Audi s’en sont mêlés, se livrant sur internet à un concours de vannes destiné à imaginer la meilleure répartie en guise de réplique à BMW. Je vous renvoie vers la page Facebook d'Audi USA pour découvrir quelques unes des idées qui ont été imaginées… Perso, la plus drôle selon moi est celle-ci.

Rarement une publicité n’aura su rallier à son concept autant de fans au point que ces derniers prennent le relais des publicitaires… Joli coup.

Pour info, Audi et BMW n’en sont pas à leurs premiers coups bas l’un envers l’autre. En voici la preuve (avec en surprise à l'époque, Subaru qui s'était invité dans la partie) :














Source :
http://news
.caradisiac.com et http://www.autoblog.com

A voir également : la vidéo de l'installation de la réponse BMW.

Les Lapins Crétins de retour (en Renault Grand Scénic)

Selon moi, l’automobile est certainement l’un des secteurs où la publicité est la plus créative. La concurrence oblige-t-elle plus que dans d’autres secteurs à sortit du lot ? Peut-être. Parfois aussi parce qu’il faut être vraiment talentueux pour vendre une voiture qui n’a rien pour elle (les exemples sont trop nombreux pour que je me risque à élaborer un début de liste…).

Plusieurs des articles sur ce blog font état de campagnes pour des marques automobiles. Ce n’est pas que pour donner raison à mon propos ci-dessus, mais aussi parce que la voiture, c’est mon côté beauf à moi (le foot c’est pas mon truc, fallait bien compenser).

C’est donc avec plaisir que je participe au buzz qui sévit depuis quelques jours sur la Toile au sujet du dispositif web pour le nouveau Grand Scénic de Renault. L’enjeu est de taille pour le renouvellement de ce best-seller : il doit ni plus ni moins retrouver la première place en Europe sur le segment des monospaces compacts !

Après avoir fait adopter le nouveau Kangoo par la famille Simpson (voir ici le film en version 60s.), Publicis a eu l’idée de faire appel à Ubisoft et aux célèbres Lapins Crétins pour tester le nouveau modèle. Le résultat est assez drôle. Le Scénic passe sept tests « crétins », qui montrent de façon originale tous les « plus » de ce modèle par rapport à la concurrence.

Olivier Desmettre et Fabrice Delacourt, Directeurs de Création pour Renault France racontent: 'Renault nous a offert un vrai moment de bonheur en nous suivant sur ce projet. Ce fut une réelle opportunité pour développer une création totalement loufoque tout en restant au service d'une réelle démonstration produit. Et nous espérons que ce sera une récréation pour tous les publics'… (Autoplus.fr)

Mission accomplie.

Je vous propose l'un des 7 tests crétins. Les autres sont tout aussi drôles, et je vous invite à les voir sur le site dédié...

Métro, boulot, Morteau. Fallait oser...

Voici une nouvelle pub qui entre dans la catégorie « les pubs du métro qui font mal », option terroir… L’Association de Défense et de Promotion des Charcuteries & Salaisons IGP de Franche-Comté (j’invente rien) a décidé de se payer Paris pour relancer la saucisse. Résultat, une accroche "Métro, boulot, Morteau", du plus bel effet… Je vous laisse juger par vous-mêmes !

Le dispositif a été mis en place à l’occasion du dernier salon de l’agriculture il y a quelques semaines. Le moins que l’on puisse dire, c'est qu’ils ont joué leur idée à fond !

En bonus, une photo des ambassadrices de la saucisse... A mon avis avec de pareils t-shirts, ils ont du avoir quelques visiteurs sur leur stand.

Plus d’infos sur le dispositif ici, et si jamais ça vous tente, allez faire un tour sur le site de la saucisse de Morteau...

Source : http://www.kabouing.com/blog

Demain, le web social et moi

Voici un slideshare intéressant sur l'avenir des réseaux sociaux. L'auteur est consultante en nouvelles technologies et réseaux sociaux, plutôt du genre calée sur le web d'aujourd'hui et de demain...

Un beau panorama de l'utilisation que nous ferons bientôt du web, que ce soit au bureau pour discuter de l'avancement d'un projet, ou pour commenter les phrases cultes de Philippe Manoeuvre en visionnant en direct les derniers rebondissements de la "Nouvelle Star"...Convergence est le mot qui défini le mieux semble-t-il, l'internet de demain. Que ce soit par sa capacité à s'immiscer dans notre quotidien en se glissant dans notre poche (rien de pervers, c'est juste que le net se consulte de plus en plus depuis les terminaux mobiles, iPhone et Blackberry en première ligne) ou par l'hyperconnectivité dont nous faisons preuve en racontant notre vie à tout va (Twitter et Tête de Livre pour ne citer qu'eux).

Ainsi, internet nous ressemble de plus en plus, et se repose chaque jour davantage sur ces trois piliers qui sont notre identité, nos contacts, et ce que nous faisons. Les communautés sont reines (Google Friend Connect en est un bon exemple) et tendent vers une interopérabilité de nos identités. En clair, cela revient à dire qu'à terme on peut envisager qu'une seule et même identité nous permettra via un seul et même login, de se connecter à l'ensemble de nos données, communautés, centres d'intérêts et sources d'information. Demain l'e-commerce se mutera en force de vente affinitaire (on nous proposera les contenus que nos communautés ont apprécié/acheté/évalué), visant à toujours correspondre plus à nos modes de vies et donc à nos attentes.

La stratégie Google est-elle donc définitivement le modèle de demain comme le sous-entend Charlene Li ? On peut le penser. N'oublions pas cependant qu'Internet à 20 ans à peine, que Google n'existe que depuis 1998, et que rien n'est figé sur la Toile. Quoiqu'il en soit, les réseaux sociaux vont prendre encore davantage de place dans nos vies. Si parallèlement à cela internet arrive à faire en sorte que chacun fédère l'ensemble de ses identités web en une seule, gageons que l'on sera entrés dans une nouvelle ère, qui laisse entrevoir une nouvelle forme de communication entre les personnes, mais également avec les annonceurs...

Quand le viral parodie le viral

On ne décide pas de la viralité d’une vidéo, je ne me lasserai sans doute jamais de le dire… La viralité est quelque chose d’impalpable, et aucune règle ne peut définir ce qui fait qu’un internaute va faire circuler une vidéo à ses amis, ou pas. Il faut un minimum d’intérêt pour que l’on décide d’encombrer la boîte mail de son voisin de bureau en lui prenant 2 minutes de son précieux temps (faut pas oublier que lui aussi à un profil Facebook à mettre à jour !).

Une fois n’est pas coutume, j’ai une de vidéo virale sympa à vous soumettre, qui met en scène la nouvelle Mini Clubman. Pas parce qu’elle est drôle (ça aussi c’est subjectif). Plutôt parce qu’elle tente de surprendre en se moquant de la viralité elle-même. Pour le reste, je vous laisse jeter un œil :



Alors ? Fake ou pas fake ? la réponse est évidente. En tout cas j’aime bien la réaction des gars qui conduisent… La réussite ici est d’avoir su « travailler » la viralité en jouant sur les codes habituels (vidéo amateur, etc.) pour mieux les casser. Exemple à suivre (sans l'imiter !).

Au fait, si c'est viral, les antibiotiques ça sert à rien.
Juste pour le plaisir, voici une autre vidéo assez parlante...

La pub du jour... Cantona vs. Renault Laguna

Tout est dans le titre... Ce spot où Cantona tient la vedette est diffusé à partir d'aujourd'hui en France et au Royaume-Uni, et vise à relancer les ventes de la dernière génération de Laguna (je vous mets la version anglaise, l'accent est inimitable)...



Petite précision importante : Renault précise dans un communiqué que cette campagne est moins coûteuse qu'une campagne TV classique. Principalement diffusée en deuxième et troisième parties de soirée pour toucher les CSP+, sur des écrans et des programmes en affinité avec leurs habitudes. Un important dispositif internet permet par ailleurs de maximiser son impact, tout en réduisant le coût des achats médias. La crise, toujours la crise...

La démarche consistant à revenir à de l'infomercial TV pour vendre de la bagnole a quelque chose d'intéressant (tendance en vogue, à en juger des derniers spots, comme celui de la Peugeot 107). Associée à la présence de Canto, elle aura au moins le mérite de faire sourire.
A noter au passage, l'apparition de l'URL renault.tv . A suivre !

Les marques disent tout de nous


L’une des choses qui me fascine relève du pouvoir qu’ont certaines marques pour nous transformer en publicités vivantes.

Fils de pub

Il n’y a qu’à regarder le tour de force des marques d’habillement, et en particulier les marques de sportswear, qui réussissent à transformer toute une frange de la population en sucettes JCDecaux animées. Si on regarde l’impact que peuvent avoir dans une cour de récréation un T-shirt Nike ou une veste Adidas sur l’ensemble des personnes environnantes, on comprend vite l’ampleur du phénomène. Certes ce n’est pas nouveau, la contagion par effet de mode est une réalité, en particulier chez les cibles plus jeunes. Mais c’est pour le moins intéressant de constater que dans une société où la pub a souvent une très mauvaise image (si, si, c’est la pub qui est la cause de l’obésité de nos gamins, et qui façonne dans l’esprit des plus faibles un cerveau malléable propice à une consommation immodérée !), plus personne ne s’offusque de voir quelqu’un arborer un vêtement sur lequel un logo absolument énorme vient prendre place. A croire que plus le logo est grand, plus la fringue est un "must-have" chez certains…

Signe d’appartenance communautaire ou volonté d’afficher un statut social ? Pas forcément. Il y a des marques aujourd’hui qui ont su mieux que d’autres se transformer pour devenir des icônes, et ainsi dépasser le stade de la relation purement commerciale qu’elles peuvent avoir avec leurs clients.

On verra très peu de gens enfiler un T-shirt Total ou Vivendi (sauf quelques managers en mal de promotion qui veulent se faire bien voir en étant les plus corporate de la boîte…). Bien que ces marques soient fortes et puissantes, elles ne sont pas des plus aimées des Français (c’est le moins que l’on puisse dire). Pas mieux du côté de Cillit Bang ou de Always Ultra, qui de toute évidence ne sont absolument pas des marques sexy auxquelles on pourrait s’attacher.

Dis moi quelles sont tes marques, je te dirai qui tu es !

En fait, si l’on creuse plus loin, on s’aperçoit que les marques nous façonnent. Elles sont une part de notre identité, et elles influent sur notre relation à ce qui nous entoure. On a chacun notre préférence entre Orange, SFR ou Bouygues. L’un va se sentir plus proche de Renault que de Peugeot, l’autre préfèrera acheter un portable Sony plutôt qu’un Dell. Le choix sera conditionné par l’affinité de chacun avec l’univers de la marque, son histoire, ses actions, ses produits, sa communication, ou encore son impact social, politique ou écologique.

L’enjeu de la fidélisation d’une clientèle dépasse donc la simple relation d’achat/vente. Une marque est évocatrice de tout un univers, un corpus de valeurs auquel on se rattache plus ou moins. Apple est un cas exemplaire. Synonyme de technologie, de design, d’avant-garde, elle est aussi teintée d’un soupçon d’élitisme (et depuis peu d’écologie, merci Greenpeace) qui ont contribué avec le lancement de produits particulièrement réussis, à transformer la marque en mythe. Les meilleurs ambassadeurs d’Apple et de ses produits seront incontestablement tous ses usagers.

Revenons à des cas moins flagrants. La préférence d’une marque ne se traduit pas forcément par la possession de l’un de ses produits. Ainsi, lorsque l’on pose la question à quelqu’un de savoir quelles marques le défini le plus, on s’aperçoit que ses réponses feront davantage ressortir un style de vie ou une ambition, et non pas la liste des marques dont il est client. En fait, les marques sont une sorte de portrait chinois de chacun de nous, qui évolue au fil des ans, et qui peut en dire long sur qui nous sommes.

Je vous renvoie vers le site 5brand qui vous propose de faire votre portrait au travers de cinq marques. C’est intéressant de voir quelles sont les marques que les gens choisissent pour les définir (le top 5 est constitué de Google, Converse, Coca-Cola, Apple et Adidas)… Pour ma part, mes 5 marques sont Apple, Aston Martin, LVMH, Renault, Air France. Je vous fais grâce de l’analyse psychologique de comptoir qui en découle…

Pour finir, je vous laisse méditer sur une citation de Paul Feldwick de DDB qui disait : “A brand is simply a collection of perceptions in the mind of the consumers”. Pas faux.
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